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Lun Sep 25, 2006 9:21 pm
Depuis plus de cent ans, outre de nombreuses étrangetés, il y a eu des morts curieuses dans l'histoire de Rennes le Château. En Février 1915, l'Abbé Rescanières, curé de Rennes les Bains, village voisin, est retrouvé mort au presbytère de sa cure. Il avait reçu la veille la visite de deux étrangers que l'on a jamais revus. Son correligionnaire, l'Abbé Boudet qui, semble t-il, avait quelque chose à dire sur la mort de Rescanières, meurt lui-même dans d'atroces souffrances avant même avoir pu parler.
A la Toussaint de 1897, l'Abbé Antoine Gélis, curé de Coustaussa, en face de Rennes le Château, a été lui aussi retrouvé mort, le crâne fracassé.
Madame Roumens-Talon, nièce de Marie Dénarnaud, la servante de l'Abbé Bérenger Saunière, qui possédait des bijoux provenant de Rennes le Château, a été assassinée à Paris le 28 Août 1974.
Le meilleur ami est celui avec qui on peut s´asseoir sans jamais dire un mot et puis s´éloigner en se disant que cela était la meilleure conversation que nous ayons jamais eue.
Dernière édition par Shenan le Lun Sep 25, 2006 11:08 pm; édité 1 fois
Shenan Webmaster
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Lun Sep 25, 2006 10:52 pm
Notice nécrologique de l'Abbé GELIS dans la semaine religieuse de Carcassonne
(L'original de cet article se trouve dans "La semaine Religieuse de Carcassonne" du 5 novembre 1897, page 1050 et 1051.)
Monsieur l'Abbé Gélis, curé de Coustaussa.
Un crime horrible a été commis dans la nuit de dimanche à lundi, dans la paroisse de Coustaussa : Monsieur l'Abbé Gélis est tombé victime d'un assassinat et on l'a trouvé, criblé de blessures à la tête, étendu dans la cuisine du presbytère, baignant dans son sang.
On verse de douces larmes à la mort d'un prêtre qui s'endort dans la paix du Seigneur, entouré des siens et consolé à la dernière heure par le secours de la religion; devant le cadavre ensanglanté d'un prêtre , on maudit, dans un sentiment d'horreur, la main sacrilège qui l'a frappé. Ainsi, la nouvelle de cette épouvantable forfait a jeté la consternation, non seulement dans la paroisse de Coustaussa, mais encore le diocèse tout entier.
On se perd en conjecture sur le mobile qui a poussé le meurtrier. Le mystère plane encore sur ce douloureux évènement bien que le Parquet et la Gendarmerie travaillent avec la plus louable activité à établir les responsabilités.
Monsieur l'Abbé Gélis était un prêtre pieux, qui reproduisait dans sa conduite toute la douceur de caractère qui convient à un ministre de Jésus-Christ.
Aussi, jouissait-il de l'estime et de l'affection de ses paroissiens, au service desquels il s'était dévoué depuis 40 ans. Confondant dans cette même affection les fidèles de Coustaussa et ceux de Cassaigne, son annexe. Qui aurait jamais cru qu'il trouverait dans cette paroisse une fin aussi tragique et aussi lamentable ?
Né à Villesèque, Landes, le 1er avril 1827, Monsieur Gélis (Jean-Antoine-Maurice) fût d'abord vicaire à Durban et ensuite curé de Lanet, d'où il fût transféré à Coustaussa.
Les obsèques de la vénérable victime ont eu lieu mercredi sous la présidence de Monsieur Cantegril, Vicaire Général, délégué par Monseigneur l'Évêque, profondément affligé de la perte de ce bon prêtre.
Autour de Monsieur le Vicaire Général, on remarquait Monsieur le curé doyen de Couiza et Messieurs les curés de Rennes les Bains, Montazels, Luc-sur-Aude, Arques,
Rennes le Château
et Antugnac.
Monsieur le Maire de Coustaussa, Messieurs les instituteurs de Coustaussa et de Cassaigne et toute la population de la paroisse s'étaient fait un devoir d'accompagner la dépouille mortelle du bon pasteur à sa dernière demeure.
Avant l'absoute, Monsieur le Vicaire Général, en quelques mots pleins de cœur, a dit la part que prend Monseigneur au deuil de la paroisse et a relevé les qualités sacerdotales du regretté Monsieur Gélis.
Le deuil était conduit par l'abbé Malot, neveu de la victime, accompagné par Monsieur Journet, curé d'Espéraza, et par Monsieur catuffe, curé de Pieusse.
Que le clergé et les fidèles se souviennent dans leurs prières de ce bon prêtre si cruellement enlevé à sa famille et au diocèse !
La Semaine religieuse offre ses plus vives condoléances à Monsieur l'abbé Malot et à sa famille.
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Sam Oct 28, 2006 4:59 pm
Qui a tué l'Abbé Gélis ?
Pour comprendre la suite des évènements il est important de comprendre l’époque :
La décennie 1890/1900, celle de l’assassinat de l’abbé GELIS, c’est la « grande décennie », le monde bouge : c’est l’apparition du cinéma, de l’automobile, des Jeux olympiques mais c’est aussi l’époque du scandale de Panama et de l’encyclique « Rerum Novarum »[32].
GELIS est un homme du passé, il est né en 1827, sous Charles X ! BOUDET est lui, né 10 ans plus tard, quant à SAUNIERE le plus jeune il est né 25 ans après Gélis : c’est une génération entière qui sépare les deux hommes… Et lorsque SAUNIERE arrivera à Rennes le Château ( il a à peine 33 ans ), GELIS exerce son ministère dans la région [33] depuis justement 33 ans.
GELIS, sa région, justement, [34] il la connaît comme sa poche, il en a parcouru les chemins les plus rocailleux et a fatalement fait des découvertes les plus surprenantes. L’abbé Béranger arrive comme un cheveu sur la soupe et ne doit son arrivée à Rennes le Château que comme une mesure de rétorsion à son égard. [35]
GELIS et BOUDET arrivés avant lui, c’est à dire durant la période ou la République n’était pas encore bien assise et qu’elle risquait de vaciller. La présidence de Thiers puis celle de Mac-Mahon berça d’illusions de nombreux défenseurs du retour du Roi… L’abbé de Coustaussa et de Rennes les bains furent de ceux-ci.
La mort de Henri d’Artois, comte de Chambord frappa d’amertume tous les cœurs légitimistes et tout semblait perdu.
Il n’y avait plus qu’à se résigner, ils accueillirent leur nouveau collègue de Rennes le Château en 1885, puis… firent une découverte ! De quand date-t-elle ? On n’en sait rien mais elle rendre d’un seul coup leurs situations plus confortables bien que, bizzarement, cela ne semble pas évident : GELIS ne dépense rien et semble accumuler de l’argent… Pour ses vieux jours ? Peu probable ! Pour sa famille ? On sait bien bien que non !!! Pour une cause !!!!
Là, on touche le fond du problème : de nombreux historiens ont pensé à tort que les 3 curés de la région furent subventionnés par l’action royaliste… Qu’est ce que les monarchistes pouvaient bien faire de trois petits curés de campagne situés à 800 km de Paris dans une région remplie de mécréants ? Je pense plutôt que la subvention fonctionnait dans le sens contraire et quand on analyse le carnet d’adresse de l’abbé GELIS, on s’aperçoit que tous ses correspondants sans exception sont gagnés à la cause royaliste, dont l’un le fameux abbé.. Dépositaire de son argent est un trésorier de la cause. Gélis en était donc un financeur !
A partir de là tout s’explique. Vers 1897, tous les historiens le savent : la cause monarchiste est perdue, la République a non seulement gagné mais elle en train d’arracher des bras de l’Eglise la responsabilité de l’enseignement et elle marche à grand pas vers la séparation de l’Eglise et de l’Etat et la mise sous séquestre des biens de celle-ci… Que va faire GELIS ? ce bougre de vieux curé va-t-il tout donner et dans un élan généreux propre au suicidaire remettre tout le magot du Razés aux derniers carré de fildèles ?? L’abbé SAUNIERE, 45 ans, des projets plein la tête, ne le supporte pas.
Avec BOUDET et peut-être quelques personnes dévoués et gagnés à « la cause » comme GELIS, SAUNIERE est le seul à connaître la provenance du "trésor". La famille ignore la richesse de GELIS, sinon, ils viendraient pas lui quémander 20 francs !
Le 1er novembre 1897, GELIS est donc assassiné… Et c’est quelques mois plus tard que SAUNIERE commença à acquérir des terrains pour créer sa propriété puis commencer les travaux d’une magnifique demeure.
Nous avons donc un personnage soldie et costaud, subtil et lettré [36] qui auirait donc un mobile, une parfaite connaissance de la victime, de l’endroit ou il habite et un enrichissement subit après le décès de cette même victime.
Cette affaire mystérieuse est certainement d'origine crapuleuse et ceci quel que soit l'assassin. Mon récit reste une hypothèse pour son nom mais il est aussi bon que toute cette littérature pleine d'imagination...
James Saint-Angel
[32 ] L'encyclique Rerum Novarum (La soif d'innovations), publiée le 15 mai 1891 par le pape Léon XIII, est le texte définissant la doctrine sociale de l'Église catholique.Écrite face à la montée de la question sociale, l'encyclique condamne « la misère et la pauvreté qui pèsent injustement sur la majeure partie de la classe ouvrière » tout autant que le « socialisme athée ». Elle dénonce également les excès du capitalisme et encourage de ce fait le syndicalisme chrétien et le catholicisme social.
[33] Paroisse de Duran et d’Alet
[34] Bien qu’il soit né dans les Landes.
[35] Il est professeur au séminaire de Narbonne mais suite à des problèmes disciplinaires avec sa hiérarchie, il est rétrogradé et nommé à Rennes le Château, le 1er juin 1885
[36] Le crime comme nous l'avons demande une certaine force physqiue alliée à une grande intelligence
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Sam Oct 28, 2006 6:30 pm
Pas mal ..
Et quid de la thèse qui veut que Saunière ait fini par recevoir des dons énormes pour dire des messes...
Des milliers de mandats auraient été émis à son nom.
Et on ignorerait le montant des dons en espèces, et en objets précieux issus du trésor de Notre Dame de Marseille.
C'est quoi cette thèse loufoque?
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Posté le:
Sam Oct 28, 2006 9:25 pm
TARTAR a écrit:
Et on ignorerait le montant des dons en espèces, et en objets précieux issus du trésor de Notre Dame de
Marseille
.
Marceille
! Ne pas confondre !
Notre Dame de Marceille est une église située à l'entré de Limoux (Aude). L'Abbé Henri Boudet consacre un chapître entier à cette église dans son livre "La vraie Langue Celtique et le cromleck de Rennes-Les-Bains !".
Cette église est étonnante, d'une part par ses dimensions - elles n'ont rien à voir avec une petite église de campagne - et d'autre part, par le culte qui lui est réservé. Ensuite, on découvre qu'elle jouit d'une popularité étonnante ! N'est-elle pas citée en premier lieu par Fulcanelli dans son ouvrage "Les demeures philosophales" ?
L'aspect Alchimique de Notre Dame de Marceille est, pour certains, incontestable. Les différents médaillons que l'on trouve aux murs de l'édifice font, en effet, penser à des allégories alchimiques.
Le meilleur ami est celui avec qui on peut s´asseoir sans jamais dire un mot et puis s´éloigner en se disant que cela était la meilleure conversation que nous ayons jamais eue.
C'est en effet troublant
shenan
pour toutes ces victimes.
J'ai du mal à croire en la thèse du crime crapuleux qui ne serait qu'une façade car je suis persuadé qu'ils y en a qui sont près à tuer pour garder leur secrèt ?
Et quel secrèt à ne pas propager ?!
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Posté le:
Dim Oct 29, 2006 2:07 pm
Merci Docteur.
Marceille...bien sûr!
C'est "son" de confondre les "c" et les "s".
Je suis pris en flagrant délit ...
Cynchronicité.
Piège à le Fulcanelli.
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Dim Oct 29, 2006 2:56 pm
Une énigme qui a attiré de nombreux chercheurs est celle de la mort mystérieuse de l’abbé Antoine Gélis, curé de Coustaussa. Au matin de la Toussaint (1er novembre) 1897, celui-ci fut trouvé gisant sans vie dans une flaque de sang, sur le sol de la cuisine de son presbytère. Il était tout habillé et portait son chapeau d’ecclésiastique. Sa montre était arrêtée précisément sur 12 heures 15 (midi et 15 minutes). On supposa que le prêtre était assis dans un grand fauteuil près de la cheminée lorsque, dans le courant de la soirée, il avait reçu un visiteur. La conversation s’était sans doute engagée entre les deux hommes, quand le visiteur s’était levé, était passé derrière le fauteuil et, s’étant emparé des pincettes, en frappa sauvagement la tête du prêtre. En dépit de ses sérieuses blessures, Gélis était parvenu à se mettre debout et à se diriger vers la fenêtre qui donnait sur la rue, manifestement dans l’intention d’appeler à l’aide. L’assassin l’avait suivi et, armé cette fois d’une hachette, il avait achevé sa sinistre besogne. Les policiers trouvèrent des éclaboussures de sang pratiquement partout, même au plafond. En dépit de la confusion et du carnage qui devaient avoir eu lieu,
le meurtrier avait été assez méticuleux que pour nettoyer et ranger entièrement la cuisine de sorte que, dans les grandes flaques de sang, on ne put retrouver aucune empreinte.
Donc, un habitué sinon un FAMILIER des lieux !
En outre, pour quelque raison mystérieuse, l’assassin avait pris la peine de repositionner le corps. Celui-ci avait été couché sur le dos, au centre de la pièce, les bras croisés sur la poitrine. Ceci, on le réalise sans peine, est la position que l’on donne communément aux défunts,
et ce qu’aurait pu faire un autre prêtre.
On retrouva seulement deux petites gouttes de sang au premier étage, dans la chambre du prêtre. Là, l’assassin avait ouvert un porte-documents qui contenait de nombreux papiers privés.
Le contenu de ce porte-documents était resté intact, et la conclusion évidente avait été que le meurtrier cherchait quelque chose. Ce n’était certainement pas de l’argent, parce que dans un bureau on retrouva 603 francs en pièces d’or et billets de banque, et dans un autre meuble on trouva 106.30 francs.
Le seul élément de preuve que l’on découvrit fut un paquet de papier à cigarettes de la marque "Le Tzar". Gélis n’était pas fumeur, et même on savait qu’il détestait que l’on fume en sa présence et avait horreur de l’odeur des cigarettes. Sur l’un des papiers à cigarette, on trouva inscrits d’une écriture malhabile, les mots "Viva Angelina".
Au cours des mois qui suivirent l’événement on montra du doigt le neveu de l’abbé Gélis, Joseph. Joseph avait des problèmes financiers et avait emprunté 100 francs à son oncle. Joseph assura que le soir en question il ne se trouvait pas à Coustaussa mais avait accompagné son épouse à Luc-sur-Aude, où la femme d’un de leurs fils était sur le point d’accoucher. Pendant la soirée, il fut obligé de revenir à Coustaussa pour prendre du ligne, et il profita de l’occasion pour rendre visite à l’abbé Gélis et lui annoncer la bonne nouvelle. Il était arrivé vers 19h30 et était reparti vers 21h pour Luc-sur-Aude. Le 14 décembre suivant, les autorités de Montpellier reçurent une lettre anonyme exprimant l’étonnement de voir que Joseph n’était toujours pas sous les verrous. Peu à peu, des fragments d’information, de nouveaux témoins, et de nouvelles déclarations commencèrent à desservir Joseph. On l’arrêta et le maintint en détention, mais les magistrats de Montpellier ordonnèrent son élargissement, et il fut libéré le 2 août 1898.
L’autopsie avait révélé que Gélis avait été assassiné entre 15 et 16h. Tous les villageois savaient que Gélis était un homme nerveux et avait peur des intrus. C’est pourquoi il gardait toutes les issues de sa maison aussi closes que possible: barres aux portes et volets rabattus aux fenêtres, même pendant les mois les plus chauds de l’été. Puisqu’il était si préoccupé, il semble évident que si un visiteur s’était présenté chez lui aux petites heures du matin, cette personne devait lui être bien connue. La montre au poignet de Gélis indiquait 12h15. Cependant, si le meurtre avait eu lieu entre 3 et 4 heures, il semble évident que le meurtrier avait changé l’heure sur cette montre, puis l’avait brisée afin que cette heure ne change pas. Il est aussi intéressant de noter que le meurtrier était certainement à la recherche d’un ou de plusieurs documents, puisqu’il n’avait pas touché à l’argent.
Une des solutions que l’on peut proposer à ce mystère est la suivante: Antoine Gélis, tout comme Saunière et Boudet, a pu trouver par accident une série de parchemins sous l’autel de son église ou peut-être en quelqu’autre endroit de celle-ci. Dans son innocence, il peut avoir rendu visite à Saunière dans l’intention de lui demander son opinion quant à ces étranges documents. Ou bien, supposons que Gélis ait réellement pu déchiffrer par lui-même les codes cachés et découvert la cachette du trésor; il peut avoir demandé l’avis de Saunière sur la manière d’en disposer.
Imaginons aussi qu’Antoine Gélis n’avait pas l’esprit aussi mercantile que Saunière.
Imaginons qu’il avait l’intention de remettre cette fortune à l’Eglise ou au gouvernement, ou de la distribuer tout entière aux nécessiteux.
On sait que Gélis disposait d’un revenu personnel. On sait qu’il avait prêté des sommes assez importantes à des gens: parfois plusieurs milliers de francs à la fois. Ceci semblerait indiquer que Gélis connaissait la valeur de l’argent, malgré sa vocation spirituelle. Cela indique qu’il devait disposer d’une source de revenus autre que celle de ses appointements, bien qu’on ne sache rien de celle-ci. Il est naturellement possible qu’il ait lui-même découvert un trésor ou des valeurs, et qu’il les ait utilisés pour financer ses affaires de prêts. Il est possible que, comme cela avait été le cas pour Saunière, des objets précieux se trouvaient auprès des parchemins découverts, qu’il les avait vendus et disposait ainsi du produit de cette vente.
Si Gélis avait mis la main sur des parchemins, il est clair que Saunière a dû entrevoir le risque de voir s’en aller en fumée sa fortune, ses espoirs, ses rêves, et ses ambitions. Dans ce cas il a pu décider d’agir de manière à régler ce problème une fois pour toutes. Voilà ce qui pourrait expliquer la réaction de l’abbé Rivière qui administra les derniers sacrements à Saunière. Souvenez-vous qu’après avoir entendu la confession dernière de Saunière, une expression de terreur était inscrite sur son visage à sa sortie de la chambre du mourant. Qu’après qu’il eût entendu cette confession il ne parla plus que très rarement, qu’il ne sourit plus et vécut pratiquement en reclus. Un prêtre qui entend des révélations aussi choquantes de la bouche d’un étranger est certainement horrifié; mais s’il les entend de la bouche d’un autre prêtre, d’un homme qu’il a connu toute sa vie, d’un ami proche et fidèle, on peut comprendre que c’est là plus qu’un homme ne puisse supporter, à plus forte raison un prêtre à l’âme sensible.
Saunière, nous le savons, était un homme extrêmement intelligent et motivé. Il était aussi séduit par la richesse et le pouvoir; et du moment où il entra en possession de cette mystérieuse fortune jusqu’à sa mort, il ne laissa personne dénouer les cordons de sa bourse. Il s’enveloppa d’un mystère qui suscita la suspicion en divers lieux.
Ceci est en soi un argument en faveur de la thèse que Saunière était un homme qui n’aurait reculé devant rien pour pouvoir continuer à mener grand train
.
Des preuves découvertes sur les lieux du crime on doit pas douter que l’assassin était un homme méticuleux et que son crime avait été soigneusement mis au point. Cet assassin était certainement connu de Gélis, et cet homme devait connaître la disposition de la cuisine et de son contenu. Cela signifie qu’il savait trouver sur place des instruments meurtriers et ne devrait pas en apporter lui-même. Effacer toutes les traces n’a pas dû être simple. Et puis nous avons l’heure de 12h15 sur la montre; et nous avons le papier à cigarettes, indices qui ont dû être placés là pour égarer les enquêteurs. Cette pièce à conviction, en particulier, est remarquable à plus d’un point de vue :
Pourquoi le meurtrier a-t-il voulu laisser un tel indice ?
Pourquoi a-t-il écrit "Viva Angelina"?
Quelle a pu être la signification de ces deux mots ?
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Dernière édition par Shenan le Dim Oct 29, 2006 3:29 pm; édité 1 fois
TARTAR Grand Amiral de la Flotte
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Dim Oct 29, 2006 3:16 pm
Very clever.
Merci pour ces développements...
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Shenan Webmaster
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Dim Oct 29, 2006 4:01 pm
Antoine Gélis était un ami proche de Béranger Saunière, le fameux curé de Rennes le Château, censé avoir trouvé un trésor et surtout convaincu de supposés trafics de messes.
Gélis aurait-il découvert l’éventuelle escroquerie de son collègue et s’apprêtait-il à le dénoncer ?
Cette histoire a entraîné des supputations innombrables sur le message du papier à cigarette dont certaines sont à mourir de rire (codes secrets, rites ancestraux, etc.) du style de cet extrait trouvé sur Internet :
"…Lorsqu’on regarde les lettres on aperçoit quatre chiffres romains: VIVI. Si on groupe les premières de ces lettres comme elles apparaissent dans le texte, on voit VIV. Ce qui peut former soit 9 soit 11. Ensuite nous lisons "A Angel", en français: un Ange. Ensuite nous avons le dernier chiffre romain et les lettres NA…"
Personne à ma connaissance n’a encore remarqué que dans
An
géli
na, il y a le début du prénom et du nom du prêtre. Il y a probablement un macabre jeux de mots dans cette mention.
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Dim Oct 29, 2006 11:46 pm
joli en effet
ce qui m'intrigue sur un autre plan est cette construction de marceille dont j'ignorais tout
les demeures philosophales sont rares ou.. peu connues.. celle ci merite sans doute attention
voyons voir
"L'église qui abrite une statue de Vierge Noire est construite à côté d'une source d'eau réputée miraculeuse, qui donne lieu à des pèlerinages en Septembre. Elle serait aussi construite sur l'emplacement d'un puits celtique."
Il nous apprend que le sanctuaire est gardé par les enfants de Saint-"Vincent de Paul. Ce même Saint-Vincent de Paul, qui vivra une expérience étonnante d'enlèvement. Enlèvement réel ou allégorie d'une initiation à un mystère particulier. Quoi qu'il en soit, nous trouvons la statue du saint au fond des jardins de l'église de Notre dame de Marceille."
"Boudet insiste sur plusieurs points :
La constance du débit de l'eau de la fontaine.
Le terrain de l'haum-moor
La couleur de la sculpture de la Vierge (noire) et donc son origine
Sur le fait que grâce à l'eau de la fontaine on retrouve la vue. "
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Dim Oct 29, 2006 11:49 pm
je peux donc conclure a ce stade qu'ilne s'agit pas a proprement parle d'une demeure philosophale.. neanmoins.. sur le chemind e saint jacques elle fait partie du mystere des saintes marie et du chemin celtique plus ancien , symbole de renaissance aujorudh'ui oublié
car les celtes comme les egyptiens avaient des chemins apres la mort
.. mais la redecouverte prochaine d'une civilisation plus importante et liee aux pyramides bosniaques saura nous eclairer.. un peu.; sur ces sujets oublies
Shenan Webmaster
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Posté le:
Dim Oct 29, 2006 11:51 pm
lilou920 a écrit:
Belle investigation
shenan
Aucun mérite ! Cela fait près de quarante ans que je connais Rennes le Château, son affaire et ceux qui ont "enjolivé" le côté légendaire. (Noël Corbu, Henri Buthion, le Marquis de Cherizay, Gérard de Sède, Marius Fatin, Pierre Plantard et autres !)
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